Samedi 24 juin 2017

Faits marquants

Naissance à Québec le 5 juillet 1892

J.-Ulric Voyer, est né, a vécu et est décédé à Québec. C'est dans cette ville qu'il composa ses opéras ainsi qu'à Val-Bélair.

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Ulric Voyer a exercé tous les métiers pour assurer la sécurité matérielle d'une famille de dix-huit enfants : autodidacte, professeur de piano, greffier à la Cour municipale de Québec, premier organiste à l'Église Saint-François d'Assise, professeur de sténographie, dramaturge et gérant de publicité de la Compagnie J.B. Renaud.

Portrait d'Alice BédardC'est en 1913 qu'il épouse Alice Bédard qui lui donnera dix-huit enfants en vingt-et-un ans de mariage. Trois de ses enfants mourront en bas âge. Progressivement, dès qu'ils sont assez âgés, les enfants s'initient à la musique : Madeleine apprend le chant, Gaston la clarinette et le hautbois, Françoise le piano, Gemma le violon.

Et puis des amis musiciens viennent régulièrement jouer et discuter musique à la maison : Edmond Trudel, chef d'orchestre qui dirigera L'Intendant Bigot à Québec, F.-X. Mercier, chef d'orchestre qui a dirigé la représentation d'extraits de l'Opéra Jean-Marie, G.-E. Lefebvre, chef d'orchestre et directeur du Cercle Philharmonique Haydn qui revisera l'orchestration de l'Opéra Mademoiselle de Lanaudière, Jean Riddez de l'Opéra de Paris, ses librettistes Henri Deyglun de la Société des auteurs dramatiques de Paris et l'animateur radiophonique Alfred Rousseau qui avait aussi écrit le livret de l'opérette Coup d'soleil d'Omer Létourneau, Honoré Vaillancourt de la Société canadienne d'opérette.

Et combien d'autres chanteurs et musiciens de Québec? Certains soirs au début des années 30, c'est un véritable concert sur la 13° rue à Québec et les Frères du Collège de Saint-François d'Assise sortent dans la cour pour écouter avec tout le voisinage. Ces soirs-là résonne davantage le magnifique piano qui faisait l'orgueil et la fierté d'Ulric, un piano qui avait appartenu au compositeur et chef d'orchestre Joseph Vézina.
Il s'implique aussi dans le milieu radiophonique de Québec : il est co-fondateur du poste CHRC avec M. Narcisse Thivierge puis directeur musical dès 1931. Une fois par mois il monte en direct une opérette ou une oeuvre classique d'une heure et procède aux choix musicaux, initiant les auditeurs de la station à la «grande musique».

Il était tant épris de musique, si habité par elle qu'il écrivait en 1913 avoir décidé d'y consacrer sa vie, ce qui n'était pas une mince affaire à cette époque, à Québec. Il devra cependant se contenter de ne consacrer que tous ses loisirs à la composition d'oeuvres musicales d'envergure, car c'était là sa passion, malgré une santé fragile qui lui cause des étourdissements et troubles cardiaques dès sa jeunesse.