Dimanche 20 août 2017

Faits marquants

Naissance à Québec le 5 juillet 1892

J.-Ulric Voyer, est né, a vécu et est décédé à Québec. C'est dans cette ville qu'il composa ses opéras ainsi qu'à Val-Bélair.

Extraits de la correspondance entre la Société canadienne d'opérette et J.-Ulric Voyer PDF Imprimer Email

 

Montréal, 16 Novembre 1928.

M. J. U. Voyer,
36, 13ième Rue,
St-François d'Assise,
Québec.

Mon cher monsieur Voyer,

J'ai reçu aujourd'hui le complément de l'orchestration. Voilà donc tout en mains pour produire votre oeuvre. Cette oeuvre, je vous l'ai déjà dit et ne puis que le répéter avec la plus grande conviction, cette oeuvre vous fera honneur et par là fera honneur au Canada, car vous serez le premier canadien qui ait produit une oeuvre lyrique mise à la scène sous la forme d'un opéra. C'est quelquechose, cela. Et c'est quelquechose de pouvoir escompter un gros succès.

Vous avez beaucoup travaillé, et bien travaillé! Votre opéra contient de grandes idées, intelligemment développées. Je ne puis que vous assurer de mon entier dévouement à votre oeuvre et j'espère que le 5 février sera un grand soir dans l'histoire du théâtre lyrique en Canada: Une première PREMIERE d'un auteur Canadien.

Veuillez agréer l'expression de mes meilleurs sentiments.

Pour la Société Canadienne d'Opérette.
Le Directeur-Général.
H. Vaillancourt


* * *

 

Montréal, 25 Novembre 1928.

Cher monsieur Voyer,

Vous me dites que je vous gâte au sujet de la distribution de «L'Intendant Bigot»: ceci n'est que juste. Comme je suis absolument persuadé que votre oeuvre a le plus grand mérite, il faut bien, n'est-ce-pas, que je m'emploie à lui trouver, parmi les nôtres, des interprètes qui, de leur côté, feront encore mieux ressortir les qualités.

Croyez-moi, si je n'étais pas persuadé, comme je le dis plus haut, je n'attacherais pas une telle importance aux détails dont je vous ai parlé.

Vous avez, par votre opéra, montré le chemin et prouvé qu'enfin le mouvement musical en Canada, par des Canadiens, est lancé.

Je pense que c'est énorme.

A bientôt, n'est-ce-pas. Je commence prochainement à répéter.

A. Roberval, Chef d'orchestre.